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Château du Rocher d’ Ardales et Église

Diputación de Málaga

Château du Rocher d’ Ardales et Église

Forteresse qui conserve les ruines d'un château médiéval (du 9ème au 16ème siècle) et une grande église mudéjar (15ème siècle) qui contient un plafond à caissons impressionnant et plusieurs chapelles baroques.

Le château, situé sur un promontoire rocheux à 496 mètres d'altitude, domine le village qui se trouve à ses pieds et la large plaine qui s’étend en direction du Mont de Peñarrubia (Sierra de Peñarrubia) et qui constitue une des entrées naturelles vers Malaga, de là son importance stratégique.

La forteresse a une communication visuelle avec la tour de guet du Mont de Peñarrubia et le château de Turón, auquel elle est très liée. Bien que des restes datant de la Préhistoire aient été retrouvés, de la période chalcolithique, les restes qui sont actuellement conservés correspondent à l'époque médiévale.

Il fut construit à la fin du 9ème siècle, periode de la révolte d'Omar Ibm Hafsun, et a fait partie de ses conquêtes jusqu'à ce que les Omeyas (descendants du chef arabe qui porte ce nom) de Cordoba mirent fin à la rébellion avec la conquête de Bobastro. À partir du 13ème siècle, après la conquête de la vallée du Guadalquivir par les troupes castillannes, le château d'Ardales sera à nouveau important, parce que la zone se transformera en frontière entre la Castille et le royaume nazarí de Grenade, étant fréquentes pour le conquérir les incursions chrétiennes et très fort l'intérêt des nazaríes pour maintenir la domination sur la forteresse, qui passera d’une main à l’autre à plusieurs reprises. La première conquête se produisit en 1362, pendant le règne de Pedro 1ère de Castille, bien que six ans plus tard elle sera récupérée par les nazaríes (Arabes).

Les dernières années du 14ème siècle se caractérisent par une paix relative entre les deux royaumes, mais au début du 15ème siècle, en profitant de la faiblesse du royaume nazarí suite à ses luttes internes, les castillans reprennent la conquête et encerclent Ardales, qui est reconquise en 1433, avec les localités frontalières de Turón et Iznájar, jusqu'à ce qu’en 1447 elle retourne au pouvoir des Granadins. En 1453 ou 1454 la forteresse est définitivement conquise, après la fuite de ses habitants, grâce à Juan Ramirez de Guzmán, gardien de Teba qui l’incorporera plus tard à ses possessions origine du futur compté de Teba. La première image historique de la forteresse d'Ardales nous arrive d´ une gravure de J. Hoefnagle, appartenant à l'oeuvre Civitatis Orbis Terrarum, daté de 1564, où on apprécie sur le dessus du rocher, deux enceintes avec deux constructions et la ferme qui s’étend sur le versant. On distingue également un grand canal d’irrigation construit entre les 15ème et 16ème siècles, qui portait l'eau du mont d'Alcaparaín, assez proche, et qui arrivait jusqu'à la base de la forteresse.

De cette construction on conserve aujourd'hui une partie de la double muraille et plusieurs toiles.

Du château nous pouvons également différencier les deux enceintes des murailles. L'extérieur s'adapte au terrain, en longeant le bord du rocher où on l’édifia, ayant par conséquent une forme irrégulière. L'accès se faisait par un portail en forme de coude, qui se trouvait derrière l'église et de laquelle on ne conserve que peu d´éléments. La clôture intérieure, probablement l’ "Alcazar" ou résidence du seigneur, située dans la partie la plus élevée du rocher, de forme carrée, elle avait probablement une tour dans chaque coin; c'était la zone occupée par les Castillans après la conquête de la forteresse.

En toutl neuf tours se sont préservées, carrées et de petite taille, elles entourent le périmètre du rocher, bien qu’il soit probable que d’autres aient disparu. Une d'elles, peut-être celle de l’hommage, ferme la clôture supérieure par le nord-ouest.

De la construction originelle du temps des Emires il n’y a pas de restes visibles, parce que les ruines correspondent à deux moments constructifs différents, l’un nazarí et l’autre chrétien. Il s’agit de murs de maçonnerie, avec les coins renforcés par des pierres rectangulaires et des murs formés par des files horizontales de briques .

Art et monuments > Château et muraille
C/ Iglesia, s/n, CP 29550