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Grotte du Chat (entrée), Benaoján (Lieu Insolite)

Diputación de Málaga

Grotte du Chat (entrée), Benaoján (Lieu Insolite)

Lieux Insolites

 

Mois recommandé de visiter : Juillet.

On raconte que c’était la tanière d’un basilic : l’alicante...
Que son nom provienne d’un animal mythologique, d’un bandit ou d’un contrebandier, cette grotte du Gato a joué de tous temps un rôle prépondérant dans la vie et les mythes de la localité. Une source jaillit de cette même grotte, située près de la route Ronda-Benaoján. Avec ses dix kilomètres et ses dix parcours différents, nous sommes en présence de l’un des systèmes spéléologiques les plus complexes d’Andalousie. La difficulté se transforme ici en beauté et en attraction. Il y a 14 000 ans, elle servit d’abri aux habitants du Paléolithique, qui nous ont laissé en témoignage leurs peintures. Juste à l’entrée de la grotte se trouve un lac cristallin qui en été invite à la baignade ; avec précaution toutefois car la température de l’eau coupe le souffle.

 

Plus d'informations

Le système spéléologique Hundidero-Gato est, avec ses dix kilomètres de longueur et ses nombreux parcours, l’un des plus complexes du territoire andalou. La beauté et les difficultés de la cavité attirent tout aussi bien les spéléologues professionnels que les passionnés de sports d’aventures du monde entier, ce qui en a aussi fait le lieu de nombreuses et fâcheuses mésaventures. Cap au sud, destination l’entrée de la grotte du Gato.

On y construisit des ponts suspendus, des chemins, des installations électriques et plusieurs galeries furent fermées avec du ciment. Mais l’eau, comme il fallait s’y attendre, chercha d’autres passages et les travaux intérieurs, tout comme le barrage, furent définitivement abandonnés.

De même que l’ensemble des éléments de la cavité, la zone fossile présente des structures de très grande taille. Certaines zones fossiles sont abandonnées en raison de la circulation du torrent et d’autres restent plus ou moins actives, en fonction de la climatologie.

Des colonies de chauves-souris hibernent dans la grotte. Les toits sont très hauts et on peut y voir suspendues de belles coulées de calcite. Les splendeurs de la rivière s’immergent dans les profondeurs du lac de barrage. À partir de là, les eaux circulent à leur guise en fonction de la saison ce qui rend dangereuse, même pour les spécialistes, l’exploration de la grotte pendant les mois les plus pluvieux. Le réseau Hundidero-Gato récolte les eaux d’un vaste bassin.

La grotte du Gato se trouve entre les communes de Montejaque et de Benaoján, à quinze kilomètres environ de Ronda. Comme dans le reste de la sierra de Grazalema, on y découvrira une zone karstique de roche calcaire où l’eau a creusé un impressionnant monde souterrain.

Dans ses galeries, où plusieurs lacs assez longs se succèdent, le vent souffle avec puissance. Les eaux reposent tout d’abord dans une grande salle pour ensuite se précipiter à grande vitesse dans un étroit conduit. Enfin, on aperçoit la lumière du jour à travers la grande entrée de la grotte du Gato d’où jaillit la rivière formant un magnifique lac qui, quelques mètres plus loin, rejoindra le Guadiaro.

 

Coordonnées
  • Stationnement (haut):   300378 / 4066888
  • Stationnement (bas):   300260 / 4066866
  • Grotte du Chat (entrée):   300105 / 4066976

 

Plus d´info

Avec ses 10 km de longueur et ses 10 parcours, le système spéléologique Hundidero-Gato est un des plus complexes d’Andalousie.

La beauté et les difficultés propres de cette grotte ont attiré aussi bien des experts-spéléologues ainsi que des amateurs de sports d’aventures du monde entier.

L’énorme orifice d’entrée de Hundidero s’ouvre au fond d’une gorge où coulait à certaines époques les eaux de la rivière Gaduares, aussi appelée Campobuche.

Dans les années 20, la Compagnie Sévillane d’Electricité construisit dans cette zone un barrage pour retenir les eaux de ce torrent dans le lit duquel l’eau ne coule jamais de façon permanente à cause des fissures qui s’y ouvrent dans son fond.

A l’intérieur et tout le long du parcours nous pouvons trouver les débris semi-détruits de la gigantesque opération qui fut réalisée pour localiser les lézardes par lesquelles s’échappait l’eau du barrage. Des ponts suspendus, des chemins, des installations électriques furent construits et plusieurs galeries furent bouchées avec du béton. L’eau, comme il fallait s’y attendre, trouva d’autres voies et le projet de barrage fut définitivement abandonné.

La galerie est très grande et les lacs nombreux et parfois profonds avec une température de l’eau très basse.

Il y a des zones fossiles, c’est-à-dire abandonnées par la circulation du torrent et d’autres plus ou moins actives et qui dépendent de la climatologie. Dans la zone fossile, ainsi que dans tout le reste de la grotte, on peut voir des formations énormes. Une des zones qui se distingue est celle qui est appelée “Salle des Gours”.

Ces formations qui se produisent par le dépôt calcaire d’un flux laminaire sur une paroi inclinée atteignent ici une taille considérable et peu commune. Certaines de ces “baignoires” peuvent contenir plusieurs personnes.

Il y a aussi des colonies de chauve-souris qui s’accommodent des cavités de la grotte.C’est dans les recoins les plus élevés et inaccessibles que ces mammifères trouvent le lieu le plus adéquat pour se reproduire et passer l’hiver en hibernation.

Les toits desquels pendant de magnifiques coulées calcaires y sont très hauts. Nous arrivons à un point dans la zone centrale de la grotte, où peu à peu apparaissent les eaux pendant les époques de pluies. Le parcours est pratiquement horizontal présentant par-ci par-là quelque saillie ou puits de peu de profondeur.

Au bout de la “Galerie du Marécage” s’ouvre la grande salle nommée la “Plaza de Toros” (l’Arène). Son diamètre et hauteur dépassent les 60 mètres, ce qui représente une des plus grandes salles d’Andalousie. Après la “Plaza de Toros” se trouve “Los Toriles” et dans cette partie de la grotte la très belle cascade qui donne son nom à la galerie.

C’est ici qu’apparaît dans toute sa splendeur la rivière qui plonge dans le fond du réservoir et qui, à partir de ce lieu, rend l’exploration extrêmement dangereuse surtout à l’époque des pluies et cela même pour les spécialistes.

Au détour d’un coude nous surprend “La grande stalagmite”, formation située dans le centre de la galerie dans une zone d’activité si importante qu’elle est parfois complètement submergée par les eaux.

Plusieurs lacs de grande longueur y succèdent, comme le “Lac Doble” et le “lac Largo” et des zones comme celle nommée “Cap des Tourmentes” où de forts vents se produisent suite au retrécissement de la section de la galerie. Enfin, nous arrivons à la “Galerie de la Bouteille” où les eaux stagnent d’abord dans la grande salle pour se précipiter ensuite à grande vitesse par un conduit étroit.

Après être passés par la “Galerie de l’Ennui” et la “Salle des Dunes”, nous entrevoyons la lumière du jour à travers la grande bouche de la Grotte du Chat par laquelle sort la rivière pour former un beau lac dont les eaux s’unissent un peu plus loin au Guadiaro.

En septembre 2004, un groupe d’archéologues de Málaga a découvert dans la Grotte des traces de peintures paléolithiques qui mettent en évidence l’existence d’hommes dans la région il y a au moins 14.000 ans.

Parmi les peintures découvertes, on peut souligner celle qui représente un grand cerf de couleur ocre qui apparaît de profil avec ses bois puissants, la tête, le dos, le poitrail et une patte antérieure. De plus y figure une peinture de chasseur qui fut réalisée postérieurement.Cet échantillon du Paléolithique Supérieur, de par son antiquité et thématique correspond et s’inscrit parmi les figures du cycle moyen des trouvailles de la Grotte de la Pileta.

Par conséquent, la province de Málaga, qui compte actuellement huit grottes conservant ce type de culture graphique, se situe comme un des plus importants foyers méditerranéen d’art paléolithique comparable à ceux de la corniche cantabrique et de quelques zones du sud de la France.

Grottes
Ctra. Benaoján - Ronda, km. 3, CP 29370